Écrivaine conseillère

Author: Elisabeth

Série synonymes

Dans cette série, je vous donne des mots que je croise au fil de la lecture des textes sur lesquels je travaille et qui sont utilisés comme synonymes l’un de l’autre alors qu’ils n’en sont pas.

Deux p’tits nouveaux dans cette série, cette semaine, soit les comprimés et les gélules. Selon le Petit Robert, les premiers sont des pastilles pharmaceutiques faites de poudre compressée alors que les secondes sont des capsules de gélatine dures, formées de deux parties emboîtées l’une dans l’autre, contenant des substances médicamenteuses. Non seulement on comprend que ce n’est pas la même apparence ni la même texture, mais il faut aussi savoir que la vitesse d’action ou d’absorption ne sera pas la même pour le corps humain. Dépendamment de ce que vous écrivez, ça peut faire une réelle différence !

Trop d’acronymes…

Depuis que je suis directrice littéraire plus souvent qu’écrivaine, ma façon de lire a changé. J’aimerais bien pouvoir savourer un roman sans jamais en analyser quoi que ce soit, mais c’est devenu impossible. Bien malgré moi, je décortique, je cherche à comprendre, je repère les erreurs comme les problèmes, je note les bons coups, j’étudie les formes de narration… Bref, ce n’est plus de tout repos ! D’un autre côté, c’est ce qui me permet de me perfectionner comme dir lit autant que comme écrivaine. Il n’y a donc pas que des mauvais côtés.

Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui? Parce qu’au cours d’une de mes lectures récentes, j’ai dû prendre une pause. De façon sporadique, j’avais de la difficulté à suivre l’histoire et je n’arrivais pas à cerner pourquoi. Pourtant, ce n’était mon premier roman policier, -loin de là ! -, l’intrigue n’était pas si complexe et les personnages étaient fort bien définis. Mais qu’est-ce qui pouvait bien clocher alors? Je me suis plongée dans quelques revues documentaires, histoire de me changer les idées et de réfléchir différemment, puis je suis revenue à ce roman. Et j’ai compris…

Dans cette intrigue qui se déroule au sein du monde du sport, la discipline en question compte nombre d’associations désignées par des acronymes. Et c’est cette abondance d’acronymes, qu’on arrive difficilement à rattacher à des noms complets puisqu’ils y en a vraiment trop, qui finit par nous distraire et nous faire perdre le fil. Pour la majorité des gens, le cerveau a besoin d’au moins trois répétitions d’une information pour qu’elle soit correctement mémorisée. Dans le cas présent, il était selon moi utopique de croire qu’un lecteur pourrait assimiler jusqu’à une dizaine d’acronymes à la fois en quelques pages, et ce, tout du long. Surtout que, dans un contexte de roman policier, on ne sait jamais quels indices seront déterminants et on tente donc de retenir le maximum de détails jusqu’à la fin.

Attention, je ne dis pas qu’on ne devrait pas utiliser d’acronymes, au contraire. Notre vie est remplie d’organismes, d’organisations, de ministères, etc., qu’il est souvent plus aisé de désigner par ce raccourci fort pratique. Cela rallongerait drôlement les conversations comme les articles de journaux s’il fallait toujours dire Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation au lieu de MAPAQ, par exemple. Toutefois, je crois qu’il est nécessaire de doser dans des situations où l’abondance règne et/ou qu’il s’agit d’acronymes peu connus. Il y a pas mal plus de chances qu’une personne ait une image claire à la mention de l’acronyme LGBTQ (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenre, queer) qu’à celle de L’APTI ESTRIE (Association provinciale des trappeurs indépendants de l’Estrie).

Je vous laisse méditer là-dessus pendant que je « roule » ma chaise jusqu’à mon espace artistique. C’est la fête des Pères demain, j’ai donc quelques cartes de souhaits à créer…

Usito, ou Le parfait dictionnaire pour consultation rapide !

Qu’est-ce qu’Usito ? C’est le premier dictionnaire électronique à décrire le français standard en usage au Québec tout en faisant le pont avec le reste de la francophonie, nous annonce un article du site web de l’Université. Et c’est exactement ce qui me plaît dans cet outil fort pratique, soit le fait de coller à la réalité de la langue de notre belle province, d’en préciser les nuances et de nous renseigner aux passages sur les anglicismes.

C’est lors de mon retour sur le banc d’école pour quelques cours de perfectionnements, à l’automne 2018, que j’ai découvert ce dictionnaire en ligne créé par des profs de l’Université de Sherbrooke. S’il était possible à la communauté de l’UdeS d’en user gratuitement, il fallait, pour tout autre personne, payer un abonnement annuel à l’époque. Toutefois, il est maintenant accessible à tous sans frais supplémentaire depuis octobre 2019. Et on serait bien fous de s’en passer…

Envie d’essayer ? Juste à cliquer sur le logo, ci-haut, et le tour est joué. Désormais, vous n’avez plus d’excuses pour ne pas vérifier comment s’écrit un mot, ce qu’il veut réellement dire ou s’il est d’usage commun ici. De quoi donner moins de maux de tête à la directrice littéraire que je suis (sourire en coin) !

Parce qu’il est temps…

Comme vous l’avez sûrement remarqué, je ne suis pas la personne la plus assidue ici. Je suis un peu intense dans la vie, alors j’ai toujours dix mille projets à la fois et j’en délaisse à intervalles réguliers pour mieux y revenir, à intervalles très irréguliers. Mais comme la direction littéraire de manuscrits a pris de plus en plus de place dans mon quotidien au cours des deux dernières années (à preuve, voyez l’onglet  » J’ai travaillé sur »), je me suis dit qu’il était temps que j’alimente un peu ce site tout en y donnant des trucs et des conseils. Pour m’inspirer, je vais puiser dans les nombreux récits lus dans le cadre de mon travail ; j’ai pris des notes sur une multitudes de sujets. Ce soir, je vous en présente un premier, que j’étofferai au fil du temps. De quoi s’agit-il ?…

Des synonymes qui n’en sont pas !

Il y en a deux catégories. La première, c’est celle du « Oui, c’est un synonyme, mais pas dans ce contexte-là ! » Je ne compte plus les fois où j’ai dû écrire en commentaires à un auteur.e que tel ou tel mot ne voulait pas du tout dire ce qu’il croyait que ça voulait dire dans ce contexte précis, et ce, même si c’était un synonyme possible dans la source consultée par ledit auteur. Souvent, ça ajoutait même une certaine confusion dans le récit. Voyez-vous, on ne peut pas simplement ouvrir le dictionnaire des synonymes et piger dans la liste proposé ! (sourire en coin) Il faut bien comprendre les termes également, et peser le pour et le contre au moment de les utiliser. En second, il y a ces mots que l’on s’imagine synonymes l’un de l’autre, même si aucune source ne l’atteste. Des mots qui ne veulent pas du tout dire la même chose tout court. Souvent, on les a entendus dans des contextes similaires et on les a ensuite associés l’un à l’autre sans se poser davantage de questions ! Mmmmm. À ne surtout pas faire. Vous croyez quelque chose, mais n’êtes pas prêt à parier votre chemise que c’est vrai ? Alors vérifiez ! Ça ne coûte pas cher, ça instruit (parce que vous avez plus de chances de vous en souvenir ensuite) et ça vous évite un tas de remaniements de texte désagréables et chronophages quand vient le temps de retravailler un manuscrit.

Pourquoi désagréables et chronophages ? Parce que, souvent, si le synonyme choisit ne fonctionne pas, il y a de fortes chances qu’il n’y ait tout simplement PAS de synonymes possibles. La seule solution est donc de reformuler pour éviter d’avoir à en utiliser un. Et ça demande pas mal plus d’énergie de se creuser les méninges pour réécrire un bout de texte qu’on croyait bien fignolé que de simplement ouvrir un dictionnaire dès le départ et écrire ensuite en conséquences. Après avoir tout donné pour écrire une histoire dont vous serez fier, vous trouverez sûrement plus important et intéressant de peaufiner votre création que de perdre un temps précieux à ajuster trois-quatre phrases qui ne s’intègrent plus aussi bien à cause d’un problème de synonymes ! Non ?

Maintenant, prêt à découvrir un de mes préférés ?

Voici un premier cas où on ne parle pas du tout de la même chose : la paille et le foin. Je vous explique la différence, ce sera plus simple ensuite de vous y retrouver.

La paille, c’est le résidus de la récolte des divers types de céréales comme l’avoine, l’orge et le blé. Une fois que les plants sont passés dans la moissonneuse-batteuse, les grains sont séparés de la paille, qui est ensuite rejetée pour être pressée, la plupart du temps, en petites balles rectangulaires. La paille, c’est donc la tige des plants, une tige vide, d’où son nom. Elle est jaune, ce qui a d’ailleurs donné l’adjectif de couleur jaune paille. Elle est bien connue du grand public pour son utilisation dans les montages décoratifs pour Halloween et le rembourrage des épouvantails de dessins animés (pratiquement plus personne n’a d’épouvantail fait mains dans son potager ! ) On s’en sert aussi, depuis de nombreuses années, comme isolant écologique. Dans les fermes, la paille est surtout appréciée comme litière pour les animaux. Elle ne sert en aucun cas de nourriture.

Le foin, quand à lui, c’est l’ensemble des graminées que l’on coupe, puis que l’on fait bien sécher (ou non), avant de les récolter sous forme de petites balles rectangulaires ou de grosses balles rondes. C’est un incontournable dans l’alimentation des ruminants. Sa couleur se décline en une large gamme de verts et sa composition est toujours un amalgame de plusieurs plantes différentes. On peut d’ailleurs procéder à sa coupe dès le mois de juin alors que la paille ne se récolte qu’à l’automne, quand les céréales sont mûres.

Je vous quitte là-dessus, et vous mets au défi de ne pas avoir une petite pensée pour moi la prochaine fois que vous devrez utiliser l’un ou l’autre de ces deux mots!

Pour mieux retravailler un manuscrit

J’ai déjà quelques contrats de direction littéraire à mon actif. Beaucoup de lecture dans une multitude de genre aussi. Ce qui m’a amené, avec les temps, à constater certaines lacunes récurrentes dans les textes. Le genre de petits détails que ne remarque pas la majorité, mais qui énervent d’emblée les lecteurs et lectrices aguerris ou ceux qui sont habitués à retravailler des textes jusqu’à ne plus avoir envie de les lire du tout. Je fais partie des deux catégories. J’ai tant et tant de fois relu mes séries Filles de Lune et Sang de Pirate en cours de réécriture et suite à la direction littéraire, que je suis maintenant incapable de lire uniquement pour le plaisir (j’y reviendrai dans un autre billet). Mais cette aptitude, développée malgré moi, de repérer le moindre petit détail qui accroche et me fait me demander s’il n’y a pas un problème non réglé dans l’histoire que je suis en train de lire, est aujourd’hui une force que j’exploite à plein pendant l’écriture ou le coaching. Ce qui m’a permis, au fil du temps, de pouvoir dresser une liste des oublis que l’on rencontre le plus souvent. Et j’ai eu envie de parler un peu plus de chacun de ces éléments, histoire d’aider ceux et celles qui n’ont pas encore développé leur œil de lynx…

Lequel aborder en premier ? Je n’ai pas réfléchi longtemps et pris celui en haut de ma liste !  😉 Je vais donc vous entretenir de ce que j’ai appelé Gestion de la noirceur. En fait, le problème est très simple dans ce cas-ci ; on oublie trop souvent, en cours d’écriture, à quel moment exactement du jour se déroule notre récit. Je vous en donne deux exemples.

*On commence un chapitre en disant innocemment qu’il est 20h ou 21h, en été, mettons, et on se lance ensuite dans l’écriture de ce qui hante notre imaginaire. Et là, on se laisse emporter par les péripéties à un point tel qu’il s’écoule l’équivalent de deux, trois ou quatre heures dans le récit. Pourtant, un moment donné, on décrit une scène comme si le soleil brillait toujours au firmament. Alors qu’en réalité, il fait presque aussi noir que dans un four ; il est donc très peu probable qu’un de vos protagonistes voit le sourire dans les yeux de son vis à vis, la queue de chemise qui dépasse de son pantalon, la blessure qui saigne à sa poitrine ou la larme qui roule sur sa joue. Vous tenez à ce que ce soit possible parce que vous aimez la nuit et son aura de mystère ? Ajoutez un clair de lune, un feu de camp, un réverbère ou un trait de lumière provenant d’une fenêtre tout près ! Mieux encore, éloignez-vous des clichés et éclairez nous ça par des flammes de dragon, une fée Clochette revampée ou une lampe de poche aux batteries sur le point de mourir.  Y a pas mal toujours moyen de garder un passage de son texte qu’on aime. Il faut juste accepter de devoir parfois se creuser un peu plus les méninges.

D’un autre côté, vous pourriez aussi choisir de vous passer de la lumière romantique ou voyeuse et user de la nuit pour stimuler un autre des cinq sens de votre personnage. Et l’imagination de votre lectorat en même temps !  Une odeur familière qu’on n’arrive pas à identifier, un parfum de fleur qui n’a pas sa raison d’être, un relent dégoût au milieu d’une route de campagne. Un affleurement sur la peau, l’impression de petites pattes sur la nuque, un sol inégal sous les pieds. Un clapotis sans eau à proximité, un chuchotement quelque part devant, un raclement suspect. Bref, soyez inventifs !

*Toujours emporté par votre élan créatif, vous décidez de nous relater une histoire via plus d’un point de vue. Il fait encore et toujours nuit noire, mais, d’un chapitre à l’autre, le niveau de clarté se modifie au gré de vos besoins d’auteur. Je vous explique :

Paul, qui est une des victimes de votre polar, se plaint de l’opacité de la nuit, n’a pas de lampe de poche et est terrifié par les craquements des branches, le sifflement du vent et le point lumineux qu’il a entraperçu par intermittence au loin, à travers les arbres. Il sait que quelqu’un approche et il a peur de mourir.  (Lui, perdu à deux pas de son campement, ne voit absolument rien.)

Samantha, la femme de Paul, est tout aussi terrifiée. Elle aperçoit des ombres mouvantes dans les bois, voit que son mari, nerveux, tremble et n’a pas l’air du preux chevalier qui la défendra contre la menace qui approche. Elle veut retourner vers la tente dont elle distingue les contours même si l’abri en question est à une vingtaine de mètres.  (Elle, elle voit une couple d’affaires nécessaires à la montée de son  niveau d’anxiété.)

Jacques, tueur en série notoire, a oublié ses lunettes de vision nocturne et pourtant, il avance sans la moindre hésitation dans une forêt  bien garnie de souches, de grosses roches, de dénivellation dangereuses et autres obstacles qui devraient lui causer de sérieux problèmes. Il ne trébuche toutefois jamais, n’est incommodé par aucune branche en plein figure même si les conifères sont légions dans le coin. Il tue ses victimes en se délectant de la peur dans leur yeux, de l’horreur peinte sur leur visage. Il plante son couteau en plein cœur d’un personnage, tranche la gorge de l’autre sans rater sa cible et appréciera même la jolie giclée de sang en forme d’arc sur le gilet rose bonbon de la belle Samantha. (Lui, il voit tout, partout, tout le temps ; la noirceur, c’est pour les faibles.)

Vous croyez que j’exagère cet exemple ? J’aimerais vous dire que oui, mais j’ai croisé des trucs très similaires dans plus d’un livre imprimé. Bien sûr, votre défi ici serait, en retravail, d’ajuster le niveau de noirceur à un degré unique pour qu’il convienne aux trois protagonistes. Et ce, sans perdre aucun des effets que l’on a souhaité susciter chez le lectorat. Vous pensez que c’est impossible ? Je vous dis que tout peut se réussir quand on fournit l’effort nécessaire… 😛

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Ah, les fameuses taxes !

Il ne se passe pas un mois sans qu’un ou une collègue écrivain ne me parle d’elles, anticipant le moment où elles devront être ajoutées aux factures comme aux droits d’auteurs et qu’elles représenteront un casse-tête pour les moins doués, parmi nous, en matière de comptabilité. C’est un peu pour ça que j’ai décidé de vous en parler, aujourd’hui. Belle façon d’inaugurer mon site d’écrivaine conseillère, non ?  (sourire en coin)

Je vais y aller en vrac et dans le désordre, parce qu’après avoir tourné ça dans ma tête un bon bout de temps, j’ai réalisé qu’il n’y avait pas de façon vraiment d’ordre logique dans lequel vous expliquer tout ce que ça implique. Prêt ? On y va !

Quand est-ce que je suis OBLIGÉ d’ajouter les taxes à mes factures ? 

Dès que votre revenu de travailleur autonome atteint le chiffre « magique » de 30 000$ en marchandises et services taxables sur une période de quatre trimestres CONSÉCUTIFS. Pourquoi le « consécutif » en majuscules ? Parce que la majorité de mes collègues croient qu’on doit faire le total de ses revenus une fois par année, au 31 décembre, pour la période s’échelonnant du premier janvier au dernier jour de l’année en cours. Et bien non ! Sachez que vous devez vous inscrire pour obtenir vos numéros de TPS et de TVQ dès que la somme de vos revenus atteint 30 000$ au cours de 4 trimestres consécutifs. Je m’explique.

Les trimestres gouvernementaux sont de janvier à mars,  d’avril à juin, de juillet à septembre et d’octobre à décembre. Donc si, de juillet 2017 à juillet 2018, vous franchissez la barre des 30 000$, vous devez vous inscrire à la TPS-TVQ en juillet 2018. Vous avez 30 jours pour remplir votre demande d’inscription. Toutefois, vous devez charger les taxes dès le jour où la barre est franchie, même si votre inscription n’est pas complétée et que vous n’avez pas encore vos numéros. D’où l’importance d’être attentif à vos états financiers si vous ne voulez pas devoir communiquer avec des écoles, des éditeurs et des organisateurs de salon du livre pour récupérer des taxes non chargées. Bien sûr, vous pouvez aussi choisir, selon le montant en jeu, d’absorber la perte. Vous débourserez alors le montant vous-même.

Pourquoi j’ai insisté sur le « obligé » ? Parce que, en tant que travailleur autonome, vous pouvez choisir de vous inscrire au registre des taxes même si vous ne faites pas 30 000$ au cours de 4 trimestres consécutifs. Si cette option vous oblige à charger dès lors les taxes sur vos conférences et ateliers, elle vous permet également de retirer celles que vous payez sur vos fournitures, votre nouvel ordinateur ou les innombrables livres que vous achetez pour faire vos recherche sur votre prochain roman ! Ça représente parfois une jolie somme au final pour une vingtaine de minutes de paperasse aux trois mois. Et vous évite, surtout, d’angoisser à l’idée de passer tout droit le  jour où vous franchirez le cap des 30 000$ de revenus. 😉

Qu’est-ce qui est taxable  ?

-Les ateliers et conférences que vous donnez dans les bibliothèques, les écoles ou les salons du livre.

-Les exemplaires que vous vendez vous-mêmes de vos livres.

-Les droits d’auteurs. Hé oui, le pourcentage prévu dans vos contrats d’éditions comme rémunération est taxable puisqu’il est considéré comme un service. La maison d’édition doit donc ajouter les taxes sur votre chèque de paie…

Qu’est-ce qui ne l’est pas ?

-Les droits d’auteurs payés par une maison d’éditions dont l’adresse d’affaires est à l’extérieur du Québec. Attention toutefois, vous devez, même si le montant reçu n’est pas taxable, le compter dans le total de vos revenus de travailleur autonome pour atteindre le 30 000$.

-Les bourses reçues par le Conseil des Arts du Canada ou le Conseil des Arts et des Lettres du Québec.  *Toutefois, ces bourses à la création sont considérées comme des subventions et le montant obtenu par l’écrivain  est imposable. (J’y reviendrai dans un prochain billet. ) Elles ne sont pas prises en compte lors du calcul du fameux 30 000$.

-Les bourses qui accompagnent un prix littéraire. *Ces sommes ne sont pas imposables et ne comptent pas dans le calcul du 30 000$.

-Les sommes reçus dans le cadre du programme de Droit de prêt public (DPP).

Quand est-ce que je dois remplir la paperasse inhérente aux taxes ? 

Deux choix s’offrent à vous.

Le premier : remplir les déclarations à la fin de chaque trimestre. Ne vous inquiétez pas de l’oublier, le gouvernement vous enverra les papiers nécessaires dans les premiers jours du trimestre suivant.

La deuxième : une fois par année, au moment de votre rapport d’impôts. Pour ce faire, votre revenu de travailleur autonome ne doit pas excéder 200 000$.

Limite de temps pour réclamer

Vous avez jusqu’à 4 ans pour réclamer les taxes sur un produit acheté dans le cadre de vos activités d’auteurs. Mais n’allez pas vous imaginer que vous avez autant de temps pour payer votre dû aux gouvernements… Selon la méthode de déclaration choisie plus tôt, vous devez envoyer le chèque aussitôt la paperasse complétée.

Facturation

Vos numéros de TPS et de TVQ doivent figurer sur chacune des factures que vous faites parvenir à vos clients.

Important

Au Québec, on ne remplit qu’une seule série de papiers pour les deux paliers de gouvernement. Si l’on doit de l’argent, on émet un chèque au nom du Ministre du revenu du Québec et un fonctionnaire s’occupera d’envoyer au Fédéral le montant qui lui revient. Par contre, si on vous doit de l’argent, vous recevrez deux chèques (ou il y aura deux dépôts directs distincts dans votre compte bancaire).

J’ai oublié quelque chose ou vous avez des questions ? N’hésitez pas à me laisser vos commentaires, j’y répondrai le plus tôt possible.

P.S. Pour laisser un commentaire, cliquer sur Comments, tout en haut du post. 😉

Les * soulignent des ajouts faits après la publication initiale du billet.

 

Journal pas si intime….

D’ici à ce que mon site officiel d’auteur soit bien construit et à jour, je vous invite à me lire par là, où je vous jase de tout et de rien presque au quotidien. Ici, je parlerai avant tout de mes romans, de l’avancement de mes projets et des services littéraires que j’offre à qui a envie de travailler avec moi. À bientôt !

© 2020 Elisabeth Tremblay

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